Cucumber salad
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J’étais obligée de préparer une salade de concombres. Laima a débarqué à la porte, prête à me traîner dehors, mais je devais rester à l’intérieur. Alors je l’ai entraînée dans la cuisine avec moi. Elle s’est adossée au plan de travail, à me regarder couper les concombres, sa jupe remontant à chaque fois qu’elle changeait de position. Je jetais des coups d’œil, elle me surprenait à chaque fois. Puis sa main a glissé sur ma cuisse, et tout a ralenti.
Elle a goûté le premier morceau que je lui tendais, puis elle en a pris un autre directement entre mes doigts. Le jus a coulé sur sa lèvre. Elle s’est penchée pour m’embrasser avant que j’aie pu l’essuyer. C’était doux au début, presque prudent, jusqu’à ce que sa langue frôle la mienne et que sa main monte plus haut sous ma robe.
On a oublié la salade. On s’embrassait plus fort, on se serrait davantage, et avant que je comprenne ce qui se passait, ses doigts glissaient sous le bord de ma culotte. Je l’ai laissée me toucher là, dos contre le frigo, les concombres éparpillés sur le plan. Sa bouche restait collée à la mienne pendant qu’elle me caressait, lentement, avec précaution, comme si elle savait que je l’arrêterais si elle allait trop vite. Je ne l’ai pas arrêtée. J’ai écarté un peu plus les jambes, et elle l’a pris comme une invitation.
Elle s’est agenouillée sur le carrelage. Sa langue m’a trouvée comme ses doigts l’avaient fait, léchant entre chaque pli, tirant de moi des sons doux que je ne savais pas pouvoir faire. Je me tenais au bord du plan de travail, les genoux tremblants, jusqu’à ce qu’elle me fasse basculer avec une pression lente et régulière.
Après, on est revenues à la salade. On se regardait en travaillant, toutes les deux rouges, toutes les deux silencieuses. Les concombres avaient encore besoin d’assaisonnement. On l’a goûté ensemble, puis on s’est embrassées de nouveau, à se retrouver le goût du vinaigre sur les lèvres.













